Ces machines sont idéales pour faire travailler sans risques considérables les apprentis. Ces machines sont idéales pour faire travailler sans risques considérables les apprentis.
Il s’agit certainement d’une des technologies les plus anciennes, et elle est toujours aussi performante. Les poinçonneuses et cisailles hydrauliques ont toujours leur place dans un atelier de métallerie.

Dans un monde où les innovations technologiques se succèdent à un rythme effréné, certaines machines, discrètes mais indétrônables, continuent de faire leurs preuves depuis des décennies. C’est le cas des poinçonneuses et cisailles hydrauliques. Des outils aussi écologiques qu’économiques pour percer, découper ou travailler le métal à froid, sans altérer ses propriétés. Contrairement au laser, au plasma ou à l’oxycoupage, ces machines préservent l’intégrité du matériau, qu’il soit brut, laqué, vernis ou galvanisé. Aucune étincelle, aucun copeau, aucune projection ou fumée, aucun liquide de coupe, et presque sans bruit : un atout majeur pour les ateliers soucieux d’écologie et de sécurité.

Pourquoi les métalliers ne s’en séparent pas ?

Ces machines ont une polyvalence à toute épreuve. Surnommées les « couteaux suisses » de la métallerie, elles savent tout faire… ou presque. Percer, gruger, cisailler, plier, découper tous les types de métaux : elles s’adaptent à une multitude de tâches, à condition de rester dans un rythme artisanal. Que ce soit pour travailler des plats, des cornières ou des tubes, elles offrent une précision remarquable, avec des diamètres constants et peu de variations d’une pièce à l’autre. Aussi, elles affichent une force impressionnante dans un format compact. Grâce à la technologie hydraulique, ces machines développent des efforts allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de tonnes, tout en restant relativement compactes. Elles permettent ainsi de : Percer des tôles de 10 à 20 mm d’épaisseur, poinçonner des profilés, cornières ou plats, décou­per des formes simples sans enlèvement de matière. Le tout avec une productivité élevée : un trou est obtenu en un seul cycle, sans copeaux à évacuer, et avec un temps de cycle souvent inférieur à une seconde. Pour les séries répétitives, le gain de temps est considérable.

Un coût d’usage dérisoire

Une fois l’investissement initial amorti, le coût par trou devient extrêmement faible. Peu d’usure des outils, des cycles rapides et une main-d’œuvre non nécessairement ultra-qualifiée : ces machines se révèlent souvent plus économiques que le perçage ou le laser pour les séries de trous standards. C’est d’autant plus vrai lorsque la machine est acquise d’occasion pour un prix souvent inférieur à 5 000 euros.

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© Geka

Des limites à prendre en compte

  • Si les poinçonneuses et cisailles hydrauliques ont de nombreux atouts, elles ont aussi quelques limites.
  • Coût des outils : chaque géométrie de trou (rond, carré, oblong, etc.) nécessite un poinçon et une matrice spécifiques.
  • Pour des formes particulières ou des petites séries, l’investissement peut devenir prohibitif.
  • Risque de déformation : un effort excessif peut voiler la tôle, déformer localement le matériau ou générer des contraintes résiduelles, surtout sur les métaux fins.
  • Qualité du trou : dans certains cas, comme la charpente métallique, la déformation peut être trop importante, rendant la méthode inutilisable surtout au regard de la norme EN 1090.
  • Bavures : la perforation peut laisser des bavures, nécessitant parfois une finition supplémentaire.
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© Pyc
Une image courante dans les ateliers de métallerie que celle d'une machine Geka entre deux postes de travail.

Les marques de référence

Certains noms reviennent systématiquement dans les ateliers des métalliers : Ficep, Peddinghaus, Geka, Kingsland (rachetée par Haco qui a cependant arrêté la fabrication). Ces marques, synonymes de fiabilité et de durabilité, proposent des machines capables de traverser les décennies. Certaines poinçonneuses manuelles dépassent allègrement les 50 ans de service ! Autre avantage non négligeable : ces machines sont accessibles aux apprentis. Les vitesses lentes et les systèmes de bridage efficaces réduisent les risques de blessure ou d’endommagement de l’outil. Un atout pour la formation et la transmission des savoir-faire.

Un investissement rentable et durable

À l’ère de l’industrie 4.0 et des technologies high-tech, les poinçonneuses et cisailles hydrauliques rappellent que l’efficacité ne rime pas toujours avec complexité. Économiques, polyvalentes et durables, elles restent un pilier des ateliers de métallerie, des PME aux grands groupes. « Parfois, la meilleure innovation est celle qui a déjà fait ses preuves », dit-on. Ça vaut pour ces machines.