Sans cadre réglementaire précis, les métalliers qui ont investi dans le soudage laser manuel font au mieux pour garantir la sécurité. À la Serrurerie de la Parette à Roquefort-la-Bedoule (13) on a décidé de border solidement l’installation. Paul Mercey, métallier et soudeur qualifié nous a partagé son expérience.
•Avoir Une zone dédiée. Une pièce de 80 m2 dans l’atelier est réservée au soudage. « C’est notre zone propre et n’y entre pas comme on veut », insiste Paul Marcey. Il faut sonner pour entrer. La porte d’accès se verrouille quand le poste laser en marche, des volets roulants obturent les fenêtres, de lourds rideaux sont tirés côté atelier, le plafond est en tôle galvanisée.
•Aspirer les fumées. L’espace est équipé de plusieurs bras aspirateurs. « Attention au laser, on a le sentiment qu’il n’émet pas de fumée. Or, c’est traître, la fumée est bien réelle mais elle est quasi invisible », explique Paul Mercey.
• Bien choisir son matériel. La Serrurerie de la Parette a opté pour IPG Photonics. C’est investissement de 35 000 euros. « Nous avons choisi IPG, car c’est le matériel le plus sécurisé en matière de déclenchement d’alerte et de coupure machine. S’il manque une des conditions avant la mise en route, l’appareil ne s’allume pas. Aussi, il déclenche des messages d’erreur », note le soudeur.
• Gare à la consommation de gaz. « Attention à la consommation en gaz (Azote). Elle est plus élevée que sur un semi-auto. Nous avons la cuve extérieure qui alimente la découpe laser, alors nous avons relié une alimentation vers la zone de soudure. C’est un budget à prendre en compte ».
• Former les soudeurs. Même un soudeur qualifié aura besoin d’être formé. « Nous avions une appréhension avant de démarrer le travail. La formation dans un organisme spécialisé a été extrêmement utile. Il ne faut pas avoir peur, mais être conscience du risque et la vigilance sont nécessaires», explique Paul Mercey.
(Article complet à lire dans le prochain Métal Flash)