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La ministre du Travail a fait baisser la prime à l’embauche des apprentis. Est-ce une raison pour fermer la porte des entreprises aux jeunes ? Qu’en pensent les dirigeants métalliers ? Métal Flash enquête.

L’apprentissage a mis du temps à généraliser dans le système éducatif français. À l’inverse des pays germaniques, la pratique a longtemps été réservée aux métiers dits « manuels ». Or, en appliquant le principe de l’alternance à tous les niveaux d’éducation, la formule a rencontré un grand succès. En moins de dix ans le nombre de contrats d’apprentis a quasiment triplé passant de 295 000 en 2017 à 879 000 en 2024. Tous les voyants sont au vert donc pour « banaliser » la pratique qui reste une des meilleures voies d’insertion des jeunes dans le monde du travail. Seulement voilà, les comptes publics sont soumis à des coupes budgétaires drastiques.

De 6 000 à 5 000 euros

La ministre du travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a donc décidé de réduire la prime à l’embauche de 6 000 à 5 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés. Un coup dur apparemment pour les entreprises si l’on écoute la CPME qui craint que cela ne « casse la dynamique et impacte négativement l’emploi des jeunes ». Côté Medef même son de cloche puisque Patrick Martin, son président, dénonce « la remise en cause d’une formidable réussite collective attendue depuis des décennies ».

Et les métalliers qu’en pensent-ils ? Alors que la demande reste nettement plus élevée que l’offre, que les chefs d’entreprise peinent à rajeunir leurs effectifs, cette baisse de la prime mettra-t-elle un coup de frein à l’embauche des jeunes ? Donnez-nous votre avis.

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