Il y a deux ans, cette métallerie phare de la région Occitanie a connu d’importantes difficultés financières. La sortie du tunnel semble assurée.

C’est une des métalleries emblématiques de France. L’entreprise Carré basée à Tournefeuille (31) et créé par Alain Carré en 1973 reste un succès entrepreneurial quasi inégalé dans le métier. L’aventure avait démarré avec une personne pour, au bout de 50 ans, dépasser les 200 salariés dans le cadre d’un groupe comprenant cinq entreprises (A. Carré, Artel, Roynel, STH, Les Polisseurs Unis). Or, en 2023, suite à d’importants soucis financiers, l’entreprise Carré, principale entité du groupe, a été placée en redressement judiciaire. Une quarantaine d’emplois ont dû être supprimés. Deux ans plus tard, le Groupe Carré annonce un « carnet de commandes au plus haut, représentant plus de 24 mois de chiffre d’affaires ».

Un groupe de 150 salariés

Le groupe qui compte désormais 150 salariés entre Toulouse et Bordeaux évalue son chiffre d’affaires de 2026 à 24 millions d’euros (contre 21,6 millions d’euros en 2025). Le carnet de commandes est estimé à 44 millions d’euros pour les trois prochaines années. « Cette dynamique reflète la confiance renouvelée de nos clients publics et privés », explique Frédéric Carré, président du groupe depuis 2004. Ce dernier pourra compter sur l’implication de Charley Ferra, 41 ans, fraîchement désigné directeur général du groupe Carré. « L’objectif est d’améliorer notre performance globale : faire mieux et plus vite, tout en optimisant les coûts », annonce celui qui est arrivé en 2017 comme conducteur de travaux.

https://www.carre-sa.com/