La région Île-de-France est bien lotie pour ce qui est de la formation initiale au métier de la métallerie. L’Éducation nationale recense dix formations au CAP et sept formations au bac pro « Ouvrages du bâtiment : métallerie ». À cela il conviendrait d’ajouter les maisons des Compagnons et les Écoles de production qui ne relèvent évidemment pas de l’Éducation nationale. L’essentiel des établissements est concentré au nord et au nord-est de la capitale où se trouve historiquement une densité élevée d’entreprises industrielles et artisanales ainsi que d’habitants. Seulement, avec 141 élèves inscrits en première année et 92 en deuxième année de CAP, le compte n’y est pas selon l’Éducation nationale. Afin d’améliorer l’attractivité de cette filière, trois inspecteurs d’académie, Magali Sorin (Paris), Sébastien Girard (Créteil) et Pascal Mercier (Versailles) ont eu l’idée d’un séminaire organisé le 16 février au Lycée Professionnel Hector Guimard à Paris dans le 19e arrondissement.
Tisser des liens avec les entreprises
Une cinquantaine de participants dont les enseignants et formateurs en métallerie ont participé à cette journée. L’objectif était d’informer les équipes pédagogiques sur les chiffres du secteur, les principaux débouchés et les grandes tendances technologiques à venir. L’après-midi a été consacré à trois ateliers en groupes séparés pour développer la réflexion pour faciliter les liens avec les entreprises et autour des leviers de « remotivation ». Car la motivation est sans doute ce qui manque le plus chez nombre de ces adolescents dirigés vers les filières du bâtiment mais aussi chez certains formateurs. Notons que l’Union des métalliers a participé à ce séminaire en présentant notamment ses outils de communication à l’attention des jeunes et des formateurs, à commencer par le concours Métal’Jeunes dont le succès est incontestable. Trois chefs d’entreprise de métallerie étaient présents à cette opération : Nicolas Jolivel, Christophe Bouguin et Alain Sélex.