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La guerre mobilise à grands pas une flopée d’industriels dans quasiment tous les secteurs. La hausse des commandes est considérable. Y compris dans la forge…

La guerre fait toujours des heureux… À commencer par les industriels de l’armement. Prenons les Forges de Tarbes, par exemple. Il s’agit de l’unique fabricant français de corps d’obus. Le moins que l’on puisse dire, est que son marché explose… Ces pièces forgées en acier sont destinées au canon Caesar qui pète le feu en Ukraine. D’après le site de France Info, le site tarbais produisait avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie près de 2 000 obus / an. L’objectif est désormais d’en sortir 160 000 par an. Ce n’est pas possible sans un effort considérable sur le recrutement. Sont recherchés des profils de tout ordre avec une préférence aux pros du métal et de la fonderie.

De 19 à 84 salariés

Pour donner une idée, ils étaient 19 salariés il y a quatre ans, ils sont 84 aujourd’hui. Alors oui, des jeunes de la métallerie et de la chaudronnerie pourraient se laisser tenter par cet appel au clairon. Ne nous voilons pas la face et rappelons que les origines du métier ont toujours été purement militaires que ce soit pour les armes ou les armures. Bien avant de forger des volutes, les premiers hommes du fer se spécialisaient sur les lames et les pointes de lances. Pour autant, il y a bien un basculement dans une autre dimension. Fabriquer un obus ou un escalier ne conduit pas dans la même direction. C’est une question de choix personnel. Reste que les premiers malheureux d’un tel « détournement de main-d’œuvre » seraient les chefs d’entreprise du bâtiment…