Le CNDB est une association ayant depuis une vingtaine d’années poussé la communication et la formation en faveur de la filière bois. Propulsé par un engouement général en faveur du matériau biosourcé et avec un slogan percutant (« Le bois avance »), on peut dire sans conteste que cette structure de lobbying a réussi à donner une image moderne à cette filière. À l’origine de l’excellente revue Séquences Bois, le CNDB a contribué à l’information et la formation des architectes et bureaux d’études. Or, le 15 janvier sa directrice Sarah Laroussi annonçait sur les réseaux sociaux que l’aventure s’arrête. « Une structure ferme. Mais l’élan ne s’éteint pas. L’histoire continue autrement », écrit-elle sans apporter d’autres explications. Les raisons de cet arrêt sont pourtant claires : le manque de ressources.
Divergences d’intérêts
Les partenaires et membres fondateurs du CNDB n’ayant pas tous vu un intérêt à poursuivre les donations. Selon un observateur du secteur, « il y a des organisations en amont et en aval de la filière qui ont le sentiment que le CNDB faisait double emploi avec leurs propres efforts de communication. C’est une réalité qui était connue depuis quelque temps déjà… ». Entre les exploitants des forêts et les industries de l’ameublement, il peut en effet y avoir divergences de vues sur la manière de communiquer… Pour Aurélien Trutt, délégué général de ConstruirAcier, structure comparable au CNDB mais en faveur du métal, cette nouvelle n’est pas un bon signal. « Nous avions entrepris des relations avec le CNDB pour mener des actions communes entre acier et bois. Nous partageons tant de sujets à commencer par la construction sèche et la fabrication hors site. La complémentarité entre bois et acier est tellement évidente », explique-t-il amer. La déception est grande car assurément le courant passait bien entre les deux structures et les projets de communs envisagés paraissaient séduisants.