Selon l’INRS, les équipements de soudage laser manuels peuvent générer des rayonnements optiques dangereux — directs ou réfléchis — ainsi que des fumées, gaz et particules potentiellement toxiques issus des matériaux traités. Des risques d’inflammation et de brûlures sont également identifiés, avec des effets possibles non seulement pour l’utilisateur, mais aussi pour les personnes situées à proximité. Des essais menés en laboratoire sur des opérations de décapage laser ont mis en évidence des émissions importantes de particules fines et ultrafines, dont une forte proportion de nanoparticules susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons. Les fumées contiennent aussi des substances dangereuses comme des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des isocyanates, de l’ozone, du benzène et du monoxyde de carbone. Dans des environnements peu ventilés, les seuils d’exposition professionnelle peuvent être dépassés en quelques minutes seulement, y compris avec une ventilation générale importante.
Brûlure de la rétine
Par ailleurs, les lasers de forte puissance utilisés dans ces équipements peuvent provoquer des lésions oculaires et cutanées graves et irréversibles en un temps extrêmement court, même en cas de réflexion du faisceau. Des rayonnements parasites, comparables à ceux du soudage à l’arc, peuvent également entraîner des brûlures de la rétine et de la peau après quelques minutes d’exposition. Pour limiter ces risques, l’INRS recommande d’intégrer la sécurité en amont du projet d’acquisition d’un tel équipement en choisissant des machines intégrant un maximum de sécurités : réduction des émissions non intentionnelles, dispositifs d’arrêt automatique, confinement des zones de travail et captage des polluants à la source. Le recours à des équipements de protection individuelle adaptés — protection respiratoire, vêtements couvrants, visières et lunettes certifiées — reste indispensable, en complément d’une formation renforcée des opérateurs.